Liza Ambrossio

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Liza Ambrossio

MEXIQUE

Liza Ambrossio est née au Mexique en 1991. Diplômée en sciences politiques, à l’Université de Mexico, elle obtient plusieurs bourses d’étude aux États-Unis et en Europe, notamment à Madrid où elle poursuit un Master en photographie et projets artistiques.

Ses photographies, vidéos et performances sont empreintes de symboles liés à la sorcellerie, à la mythologie, aux souvenirs et aux légendes. Elle y mêle également ses propres théories liées à la manipulation psychologique et aux violences faites aux femmes, tout en repoussant les frontières de sujets tels que l’ethnicité, la sexualité, la morale ou encore la religion. Un voyage de découverte psychique et physique que l’artiste nourrit de son histoire familiale et de ses expériences et traumatismes passés.

Son travail a été exposé en Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud, au Mexique (Museum of Contemporary Art), ou encore en Suède (Göteborgs Konstmuseum et Hasselblad Center) et a fait l’objet de nombreuses publications (The British Journal of Photography, The Magnum Foundation, El País, El mundo, Der Greif, GUP, Unseen magazine, Vogue Italy, L'Officiel et Lens Culture). Liza Ambrossio a pris part à plusieurs foires internationales, telles que Art Basel, JustMad, Photo London ou UNSEEN. Son travail a été récompensé en 2018 par le prix Flash Forward au Canada, le PhEST en Italie et le PHmuseum New Generation Grant en Grande-Bretange. En 2019, elle reçoit le FNAC New Talent Award en Espagne et le prix des Voies Off à Arles.

Liza Ambrossio est actuellement en résidence à la Casa de Vélazquez à Madrid.

Site internet

The Witch Stage

Résidences photographiques 2020

Acte d’exploration cathartique et critique, le projet The Witch Stage, dénonce la misogynie généralisée et les violences faites aux femmes, en interrogeant l’iconographie de la sorcière et les liens entre magie et féminisme. Ce projet de docufiction se veut un acte performatif néo-féministe mêlant photographies, vidéos et écrits.

"The Witch Stage est un baromètre de la décomposition sociale et une lecture ironique des phases proposées par Sigmund Freud dans sa théorie du développement psychosexuel. J’associe ces principes psychanalytiques à des théories du complot, des dénonciations sociales, des idées et des préjugés, tout en examinant la misogynie généralisée à la lumière de notions et de symboles relevant de la sorcellerie."

Pour l’artiste Liza Ambrossio, passer par « l’étape de la sorcière » aujourd’hui signifie lutter contre les institutions patriarcales et s’éloigner des espaces longtemps considérés comme naturels pour les femmes : la souffrance et la résilience au profit de la construction d’une famille, le soutien inconditionnel de l’accomplissement professionnel et personnel de l’homme au détriment de son propre épanouissement.
Pour se faire, l’artiste a décidé de convoquer différentes références culturelles, telles que l’ero guro, mouvement artistique japonais combinant l'érotisme à des éléments macabres, les romans noirs de l’auteure espagnole Dolores Redondo ou encore le mouvement féministe américain W.I.T.C.H, qui milite pour les droits des femmes dans les années 1960. Ce projet s’appuiera par ailleurs sur des cas de violence connus et médiatisés au Mexique, en Espagne, en France et au Japon, quatre pays où elle a vécu et construit sa vision du monde.